Grand retour

Après plusieurs mois d’absence suite à des soucis de mises à jour, je re-publie sur Lestrainsdemarin ! Depuis juillet, le moins qu’on puisse dire, c’est que beaucoup de trains sont passés sous les ponts ! Je vais donc dans un premiers temps publier les photos des trains les plus marquants que j’ai pu voir ces derniers mois. Ensuite je publierais quelques articles plus longs de sujets qui ont marqué l’actualité ferroviaire …

Un infra sympathique en ce début d’été mené par le BB 67472 livré Fret. La rame à destination de St Pierre des Corps se composait ce jour là de plats, d’un couvert et de trémies …

Mon stage de 3ème chez SNCF

Avant de débuter, je voudrais remercier les employés de SNCF présents pendant le stage de m’avoir fait visiter leur lieu de travail.

Mercredi, Jeudi et Vendredi matin s’est déroulé mon stage chez SNCF.

Il est 8h58 quand j’arrive au bâtiment placé au 22 Boulevard de Beaumont à Rennes, juste à côté de la gare. J’ai rendez-vous à 9 heures avec Éric qui « anime » les stages en plus de son métier.

Dans un premier temps, Eric m’a fait découvrir une video retraçant l’histoire de la SNCF, de ses début jusqu’à nos jours. Ensuite, j’ai découvert le simulateur ferroviaire. Ce simulateur consiste non pas à faire rouler un train comme on pourrait se l’imaginer, mais à commander les aiguillages représentés sur un plan et une feuille détaillant les horaires et destinations des trains.  Le plan représente les voies de la gare de Springfield, composées de deux voies de passages, d’une voie de garage entre ces deux voies principales, d’un embranchement vers une usine, et bien sûr des signaux. La feuille informe du passage théorique des trains. Je dois donc commander des itinéraires afin que chaque train roule correctement. Une fois qu’un train est passé, je dois noter le numéro de celui-ci et son heure de passage sur une autre feuille. C’est donc le même principe qu’en réalité…

Après la pause de midi, je reviens à 14 h pour visiter une partie du bâtiment : le COGC. Situé au deuxième étage, c’est ici que tous les trains qui roulent en Bretagne sont suivis à la trace grâce à un logiciel nommé « Galite ». Les régulateurs regardent leur écran d’ordinateur qui représente chacun une ligne. Sur chacune de ces lignes, un tableau sur lequel des traits se croisent dans tous les sens. Sont indiquées à l’horizontale/gauche les gares, tandis qu’a la verticale, les heures y sont inscrites. Les traits sont en fait des trains, oranges pour les TGV, verts pour les trains de Fret, bleus pour les TER et blancs pour les autres. Par exemple sur la ligne Rennes – Redon, un trait bleu part du haut du tableau. Ce trait bleu s’arrête à certains endroits du tableau pour ensuite continuer jusqu’en bas du tableau. Cela représente un TER (suite au trait bleu) qui part de Rennes (en haut du tableau) et qui s’arrête à certaines gares (ce qui explique pourquoi le trait s’arrête à certains endroits) pour enfin arriver en bas du tableau (Redon). Le trait s’arrête notamment à Betton, Messac-Guipry, etc avant d’arriver à Redon. Plus le trait descend (ou monte) fort, plus le train roule vite. A l’inverse, plus le trait est plat, moins le train roule vite. Les régulateurs du COGC ont donc ceci sur leurs ordinateurs. Ils se relaient toutes les 8 heures. A ce moment, une autre équipe de 3 personnes arrive afin de couvrir 24 h et ce 7j./7.

Le lendemain, c’est à Dol de Bretagne que doit s’effectuer la suite du stage. C’est donc en train que je relie Rennes à DDB (Dol de Bretagne). Une fois arrivé, je me rends dans une annexe de la gare qui accusille le poste d’aiguillage de la ligne. Celui ci a d’ailleurs été le premier poste informatisé de France. En effet, la SNCF a voulu tester ce nouveau système. C’est ainsi que DDB a été choisi. Ce test s’est révélé utile, menant la SNCF à progressivement supprimer les autres postes anciens au profit de ceux ci, plus simples et moins couteux (deux personnes au lieu de 10 (!)). Adieu les postes à manettes 😦

Sur DDB- Rennes, il y avait trois postes : à Montreuil sur ile, St Malo et DDB. Ces postes à l’ancienne ont été supprimés après l’arrivée du poste test de DDB. L’informatique permet de gérer une ligne entière en quelques clics. La voie est représentée sous forme de trait bleu sur lequel sont schématisés des signaux et leurs couleurs. Les trains, quant à eux, sont en rouge. Leurs itinéraires se forment automatiquement et les signaux se positionnent tous seuls. Les deux aiguilleurs sont juste là pour vérifier que tout se passe bien. Ils réceptionnent aussi les appels des conducteurs, gèrent les demandes de travaux, aident en cas de trafic perturbé et autorisent les demandes de départ pour la ligne de Dinan. En effet, cette ligne à voie unique non électrifiée a une signalisation particulière : quand un train doit partir, l’aiguilleur présent à la gare de départ doit envoyer une sorte de mail à son collègue de la gare d’arrivée qui lui autorise ou non de donner le feu vert au train au départ. Il est vrai que si un train est déjà en train de rouler sur la voie unique et que l’aiguilleur autorise le départ, les deux trains ont de très fortes chances de faire un « nez à nez » (se percuter) auquel là, il pourrait y avoir des blessés voire des morts. C’est d’ailleurs déjà arrivé sur cette ligne en 1975. A cette époque, l’informatique n’était pas là et il fallait téléphoner a son collègue pour demander le départ. À la fin de la matinée, on me propose d’assister le conducteur du train DDB – Dinan dans la cabine de conduite (ce qui n’était pas prévu). Évidemment, j’accepte. C’est donc dans un autorail (X 73599) que je fais ce voyage. Cela m’a donné l’occasion de discuter avec le « mécano » à propos de la conduite ferroviaire. Une fois arrivé, je dois attendre 1h20 avant le retour du train vers DDB. Le chef de gare me présente donc la gare et le petit poste dans lequel il commande le passage à niveau et les signaux. 10 minutes avant le retour, un autre autorail déjà là  avant notre arrivée doit partir. Il s’agit de l’ X 2124 qui se prépare pour St Brieuc. Le conducteur de celui ci me présente l’engin : allumage du moteur, fanaux, conduite, etc avant le départ. 10 minutes après son départ, je retrouve le conducteur avec qui j’ai fait le voyage aller, qui va redémarrer le (ou plutôt les) moteurs de l’X 73599 pour le retour vers DDB. Une fois rentré à DDB, je remercie le conducteur et les aiguilleurs de la gare avec qui j’ai passé un très bon moment. Je repars donc par le TGV pour Rennes.

La dernière journée de stage se passe à Rennes dans le même bâtiment que mercredi; mais cette fois si au deuxième étage : le BHR. C’est en fait le lieu ou sont décidés les sillons des trains. Devant les même tableaux « galite », ce sont eux qui tracent les « traits ». Je passe donc la matinée avec eux. A l’approche de midi, je remercie tout le monde et rentre chez moi.

J’en conclu que ce stage a été génial et m’a appris beaucoup de choses….

@+ 🙂

Marin